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Economie ivoirienne/Bloomfield Investment note des facteurs de risque, mais la qualité de crédit de l’Etat reste intacte

by nticfredy

La main d’œuvre du pays est très peu qualifiée. Or une main d’œuvre peu qualifiée est moins productive pour l’entreprise et de nature à fragiliser la dynamique de croissance amorcée du pays.

Bloomfield Investment, agence de notation financière panafricaine, que dirige l’ivoirien Stanislas Zézé, Pdg, a fait connaître, les résultats des recherches de sa structure, sur l’évaluation du risque pays Côte d’Ivoire, à travers l’analyse des performances économiques, du système financier et du risque sociopolitique de ce pays pour l’année 2016.
Il s’agit pour lui, d’établir une cartographie du risque pays Côte d’Ivoire en mettant en relief les atouts et faiblesses de ce pays, pour éclairer davantage les décisions d’investissement et la politique de développement. Et non une évaluation de la qualité de crédit de l’Etat. L’étude note des facteurs de risque ainsi que des éléments positifs.

A en croire l’étude de Bloomfield Investment, la situation sociale reste encore fragile avec les manifestations dans l’armée et des fonctionnaires en début d’année. Pour cette agence de notation, l’atteinte de l’objectif du gouvernement de réduire le déficit budgétaire à 3% du Produit intérieur brut (Pib) en 2019, risque d’être compromise quant aux engagements pris par l’Etat pour apaiser les mouvements sociaux. En outre, la main d’œuvre du pays est très peu qualifiée. Elle est estimée à plus de 75% et de niveau primaire ; or une main d’œuvre peu qualifiée est moins productive pour l’entreprise et de nature à fragiliser la dynamique de croissance amorcée du pays. En plus, les jeunes sont les plus affectés par le chômage ; soit 70,3% des personnes au chômage en 2016.
En ce qui concerne le secteur privé, les entreprises du secteur sont confrontées à d’innombrables contraintes, notamment les retards de paiement du secteur public ; sans oublier les coupures d’eau, d’électricité ou de téléphone.
Quant au secteur primaire, il est vulnérable aux conditions climatiques qui peuvent être défavorables aux activités agricoles comme cela a été le cas en 2016 ; alors qu’il représente 21% de l’économie.

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Bloomfield Investment note, tout de même des points satisfaisants de l’économie ivoirienne. Pour l’année écoulée, le pays de l’éléphant est restée l’une des meilleures économies de l’Afrique de l’ouest, voir du monde avec une croissance de 9,2% en 2015 contre -4% en 2011. L’efficacité du secteur de l’énergie a été renforcée avec l’adoption, en octobre 2016, des décrets d’application du code de l’électricité de 2014. La Côte d’Ivoire est aujourd’hui, l’un des pays les plus attractifs au monde dans ce secteur, note un des panélistes. Elle est 17è sur 154, en matière d’attractivité. L’inflation demeure maitrisée aves des niveaux inférieurs au seuil communautaire de 3%. Pour 2016, le taux d’inflation moyen annuel est ressorti à 0,7%.

Quant au secteur bancaire, il affiche une bonne dynamique avec une meilleure politique de gestion des risques dans un contexte d’expansion du crédit. Des réformes ont été en outre, initiées pour améliorer la gestion du portefeuille de l’Etat.
En somme les perspectives sont stables à court terme et positives à long terme car les fondamentaux sont ‘’solides’’.

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Amy Touré

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